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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 11:34
Quand le Maire Caroline Cayeux donne un coup de pouce

 

à la candidate Cayeux Caroline

 

Dans le bulletin municipal de Beauvais, le groupe politique de Mme Cayeux publie une tribune dénonçant la politique fiscale menée par la gauche à la Région et au Département.

 

Dans ces deux collectivités, la gauche augmenterait trop fortement les impôts au contraire d’une ville de Beauvais qui serait, dans ce domaine, particulièrement raisonnable.

 

Graphique et évolutions des impôts exprimés en pourcentage ou en « effort fiscal de solidarité » se veulent des preuves irréfutables !!!

 

Pourtant à Beauvais comme en Picardie, on compte en Euros, et là, la réalité est bien différente.

 

Comme le montrent les documents joints à ce communiqué, le propriétaire Beauvaisien d’une « maison moyenne » (base locative égale à 2382 euros en 2004) a vu entre 2004 et 2009 augmenter son imposition sur le seul foncier bâti de 32€ au bénéfice de la Région, de 98€ au bénéfice du Département et de 146€ au bénéfice de la Ville de Beauvais (4,5 fois plus que pour la Région).

 

Et la Taxe d’habitation (que ne prélève pas la Région) n’est pas encore arrivée.

 

Que la droite Beauvaisienne manipule les chiffres, ce n’est pas nouveau et ce n’est pas le plus grave.

 

Le plus grave c’est que cette tribune paraisse dans le bulletin municipal de Beauvais payé par les contribuables alors qu’elle relaie la campagne électorale de Cayeux Caroline, candidate aux prochaines régionales, en soulignant les prétendues qualités de gestionnaire de Caroline Cayeux, Maire, et en attaquant injustement l’actuelle majorité régionale, …

 

Mais que penseront la Commission Nationale des Comptes de Campagne et le juge de l’élection de cette confusion des genres ?

 

Philippe Massein

Président du groupe socialiste

du Conseil Régional de Picardie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par marie hélène grignard
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 16:39

L'Etat donne 7 millions à Total pour fabriquer des biocarburants


Détournement d'une pub pour les bioéthanol en Alsace (Guy Leboutte/Flickr).

Total, qui a dégagé un bénéfice record de 13,9 milliards d'euros en 2009, a-t-il besoin de l'aide de l'Etat pour lancer de la recherche sur les agrocarburants de deuxième génération ?

L'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, l'Ademe, vient d'engager une aide de 30 millions d'euros pour développer cette filière, dont 7,2 millions iront à Total selon un document confidentiel que Rue89 s'est procuré.

Le pétrolier, qui n'a pas voulu confirmer ce chiffre, a présenté une version légèrement différente de son implication dans le projet BioTFuel » [il semblerait qu'il y ait un jeu de mot].

Dans un communiqué, Total dit que son financement représentera « plus de 30% des apports demandés aux partenaires ». L'entreprise prétend assumer le tiers de la dépense totale (112,7 millions) de BioTFuel alors qu'il ne met que 21 millions d'euros et que 7,2 lui sont apportés par l'Etat.

« Si on ne les aide pas, ils ne passent pas à l'acte »

Jean Christophe Pouet, chef département bioressources de l'Ademe, justifie ce « cadeau » public fait aux pétroliers ainsi :

« Ces grands groupes, si on ne les aide pas, ils ne passent pas à l'acte, et nous, ça nous permet suivre pendant sept ans leurs programmes de recherche. »

Sur ce sujet, comme sur celui de la « voiture propre » largement choyée par le gouvernement, la volonté politique rencontre des intérêts privés : l'Etat a besoin d'entreprises capables de tester dans leurs sites industriels de nouveaux procédés, et si les tests débouchent sur le carburant du futur, ce sera jackpot pour le titulaire du brevet. Une nouvelle doublement bienvenue pour Total qui se plaint de l'arrivée de la taxe carbone et tente de redorer son image en plein procès en appel de l'Erika.

Jusque là rien de très inhabituel. Sauf que le bilan énergétique de la première génération est controversé, certaines ONG comme Oxfam estiment notamment que :

« Le bilan d'émission de gaz à effet de serre de l'huile de colza produite en France est le double de celui du diesel qu'il remplace. Une catastrophe climatique. »

Une décision « sans débat »

Le gouvernement fonce donc tête baissée vers une deuxième génération pour se conformer à la directive européenne sur les énergies renouvelables qui impose 10% de biocarburants en 2020, sans même avoir tiré de vraies conclusions sur la première. La décision de l'Ademe, en date du 7 octobre, s'est faite « sans débat », dénonce France Nature Environnement (FNE) dont l'avis négatif en conseil d'administration n'a pas été pris en compte. Surtout, dénonce Michel Dubromel, responsable transports à FNE :

« Les conclusions du rapport de l'Ademe tout juste publiées ne disent rien sur l'impact sur les sols. Certes la première génération de biocarburants était réalisée à partir d'éthanol, de blé, de betterave… bref, des produits d'alimentation humaine ou animale, alors que la seconde utilisera des produits pas directement destinés à alimentation, mais on reste inquiets pour l'appauvrissement des sols liée à cette agriculture intensive. »

Un bilan potentiellement « catastrophique »

L'Ademe s'était engagée, lors du Grenelle de l'environnement, à analyser le bilan de cette première génération en toute transparence. Engagement non tenu puisque la décision la subvention de 7 millions à Total est accordée alors que comme le dit l'Ademe elle-même (page 21 du rapport ci-dessous), l'impact d'un « changement d'affectation des sols » n'a pas été analysée.

 Téléchargez le rapport de l'Ademe sur les biocarburants de première génération

Car transformer une prairie ou une forêt, capable de stocker du CO2 dans leur sol, en un champ de cultures d'agrocarburants, qui vont générer des émissions de CO2, peut avoir un bilan « catastrophique », comme l'explique Jean-Louis Bal, directeur des Energies renouvelables à l'Ademe, à l'AFP, citant l'exemple de l'huile de palme ou de soja, produites sur le sol d'anciennes forêts tropicales :

« On peut avoir des émissions deux à quatre fois supérieures du fait du changement d'affectation des sols. »

Certes, en Europe, il est interdit de détruire des forêts pour faire des agrocarburants. Mais les sols concernés ne se limiteront pas à l'Hexagone.

Photo : détournement d'une pub pour le bioéthanol en Alsace (Guy Leboutte/Flickr).

Par marie hélène grignard
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 19:49
Ces derniers jours, nous avons subi le spectacle d’une certaine vie politique française, nous reléguant ainsi au rôle de voyeurs de la vie privée, ou du moins de vies qui devraient le rester, de ministres de la République.

 

Ce que nous sommes censés demander, en principe, à nos élus, nos représentants, c’est d’être meilleurs que nous, mieux à même de juger des choses du monde, de les comprendre, de s’en emparer et finalement, d’y répondre.

Hélas, ce spectacle affligeant qui dégrade la fonction du politique, étalé à la une de la presse écrite, télévisuelle (même quand il ne s’agit pas de presse, mais d’émissions de télévision non informatives), n’a finalement ouvert de champs qu’aux populistes de tous poils chantres du retour à ordre moral, le vrai. Et c’est avec un flair tout politique que Mme Le Pen s’est emparée de ces non-événements, au plus grand profit de son Parti, lequel depuis les dernières élections présidentielles, sentait plutôt le moisi.

 

Notre grand timonier président n’avait-il pas bâti sa campagne sur ce retour à l’ordre moral ? n’avait-il pas fustigé l’héritage de mai 68, forme ultime de la décadence populaire et jeunesque ?.

En jouant «l’ouverture», ou plutôt le débauchage, il voulait porter un coup au PS, tentative habile de déstabilisation.

Mais, à la lumière des derniers événements, il s’avère que Frédéric Mitterrand est un mauvais coup. D’abord parce qu’il a rarement été de gauche et que seul son patronyme, illustre lui, pouvait être assimilé au PS. Ensuite, parce que la publication de son ouvrage « la mauvaise vie » paru en 2005, qui peut être le classait enfin dans le rang des artistes, ne lui donnait en aucun cas la stature d’un ministrable auquel on demande, je m’en excuse par avance, d’avoir une certaine vision de l’Etat et de la République.

 

Autre mauvais coup, Eric Besson, qui finalement outre le fait qu’il est d'abord traître à sa famille politique d’origine, passe dorénavant pour un Dom Juan de province, suite à la sortie du livre de son ex, alors que son vrai métier est de faire la chasse aux immigrés, ni plus ni moins, ce n’est pas très reluisant.

 

Et puis, dans un autre ordre d’idée (et non pas autre ordre moral), voilà que le fils du président se voit nommé à la tête de l’Epad, établissement public d’aménagement de la Défense, établissement qui a pour vocation de gérer le plus riche quartier de France : la Défense.

Pour rappel, ce jeune homme de 23 ans, n’a aucun titre hormis son nom, aucune formation hormis le redoublement de son année de licence de droit, aucune expérience hormis celle de son héritage du canton de Neuilly sud. Il ne peut que se prévaloir d’un CV dont le vide est sidéral pour une telle responsabilité. Mais, apparemment, les CV, on le sait, ça ne veut pas dire grand’chose pour l’entourage présidentiel.

Connaissons-nous beaucoup de jeunes de 23 ans qui se retrouvent responsables d’établissements publics ou d’entreprises gérant je ne sais combien de milliards d’euros par ans ? Quelle est l'indemnité qui va avec ?

 

S’il s’était agit du fils d’un Président, disons… gabonais ou nord coréen, que n’aurions-nous pas entendu sur le népotisme d’un chef d'Etat, grand manitou d'une république bananière. Mais voilà, il s’agit du nôtre d’Etat, de notre République à nous, celle avec un grand « R », dont la devise est encore, que je sache, « liberté, égalité, fraternité ».

Après ça, comment critiquer la Chine, ou, sans aller aussi loin, rire de l’Italie et des frasques de leur grand timonier à eux qu’ils ont.

 

Toutes ces affaires ont pour point commun le manque d’éthique, de déontologie même, dans l’exercice du pouvoir, et ces manquements à la morale républicaine donnent un second souffle à ceux qui savent très bien s’en emparer, c’est-à-dire à l’extrême droite. Devrons-nous, une fois encore, nous cantonner au rôle de spectateurs de l’abaissement de ces élites et par là même de l’abaissement de leur fonction ? Rien ne semble plus dangereux que de laisser l’opinion publique se débrouiller avec les chantres de l’ordre moral, le vrai, que sont les représentants de l’extrême droite française.

Par marie hélène grignard
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 09:25

La proposition de loi Carle, visant à encadrer les conditions de financement des écoles privées accueillant des élèves qui ne résident pas dans leurs communes, a été adoptée par l'Assemblée le 28 septembre. Pour CC, cela revient à pousser les élèves du public à s'inscrire dans le privé.



Jusque-là, la technique éprouvée pour détruire gentiment les services publics, c'était de les assécher doucement, l'air de rien.
Par exemple, pour la Poste, magnifique cas d'école, on a progressivement embauché moins de monde, on a fermé de plus en plus de guichets dans les agences, on a fermé des bureaux, on a multiplié les tâches, en faisant vendre de magnifiques stylos à paillettes et des DVD de «Bienvenue chez les Ch'tis» aux guichetiers transformés en marchands du temple pour l'occasion.

Après, évidemment, quand vous allez à la Poste, vous devez patienter trèèèèès longtemps, les employés sont fatigués, aigris et peu aimables, et vous râlez. Du coup, vous êtes prêts à accepter l'idée que le service public, c'est le Mal, et qu'il vaudrait mieux privatiser.

Quand on veut tuer son chien, on lui colle des puces, on dit qu'il a la rage et l’on finit par avoir bonne conscience quand on le jette au fond d'un puits, ligoté dans un sac avec des gros cailloux.
Mais aujourd'hui, on a trouvé encore mieux. On a créé une loi qui va permettre de donner l'argent du public au privé.

C'est à l'école que ça se passe : si vous décidez de mettre votre enfant dans le privé, même dans une ville différente de celle où vous vivez, votre municipalité de résidence devra vous verser une aide financière. On croit rêver. L'éducation est gratuite, dans le public. Mettre ses enfants dans le privé est un choix délibéré. Il est normal que les familles payent pour ce choix. C'est un de nos principes les plus fondamentaux, en plus : une certaine loi de 1905 déclare que l'Eglise et l'Etat sont séparés.

Visiblement, c'est du passé...

Le résultat, c'est qu'en plus de réduire les moyens du public, en supprimant des postes, on pousse les élèves à s'inscrire dans le privé. On assèche de tous les côtés : profs et élèves.
Par marie hélène grignard
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 10:34
Les contributions sont consultables sur le site du Parti Socialiste

Pour les consulter cliquer ici
Par marie hélène grignard
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 16:30
Le droit international est formel : un traité européen, qui est un traité international, ne peut être ratifié qu'à l'unanimité des Etats membres, sauf si tous les Etats membres ont décidé antérieurement, à l'unanimité, que ce traité pourrait être ratifié à la majorité, ce qui n'est pas le cas pour le traité de Lisbonne, pas plus que pour les traités européens antérieurs.
Toutes les lamentations ne changeront rien à cette réalité. Inutile donc de déplorer que 4 millions d'Irlandais – 800 000 électeurs – puissent "bloquer" 450 millions d'Européens.
Tout le monde sait que s'il y avait eu des référendums partout, le non l'aurait emporté dans plusieurs pays. Le désaccord entre les élites et la population est désormais flagrant.
Cet épisode est le énième soubresaut, après ceux de 2005, de la fuite en avant intégrationniste et européiste d'après Nice. La poursuite de la ratification par les huit autres est bien sûr possible mais ne change pas cette réalité. Une renégociation à vingt-sept est inenvisageable, et aboutirait de toute façon aux mêmes résultats. La renégociation d'un traité de Lisbonne à vingt-six apparaîtrait comme une manipulation de la démocratie, alors que la démocratie représentative est déjà attaquée. Elle n'aura pas lieu. Les élites européennes ne peuvent pas prêcher l'état de droit dans le monde et s'en affranchir chez eux.
Le "noyau dur" sera à nouveau évoqué ici et là mais ne se concrétisera pas. Quels pays en feraient partie ? Pour faire quoi ? En passant outre aux oppositions des exclus de ce noyau dur ? En faisant ratifier comment cette création ? Cela ne se fera pas.
Seule hypothèse : des améliorations limitées, point par point et sans emphase, des traités existants, par exemple, sur la présidence durable, à condition qu'elles soient ratifiables partout par la voie parlementaire.
Seule solution, donc : que les Irlandais revotent un jour, si leurs dirigeants et les autres dirigeants européens estiment possible de prendre ce risque. Dans ce cas-là, et si les Irlandais votent oui, l'Union passera, avec retard, du traité de Nice à celui de Lisbonne. Sinon, elle continuera à fonctionner dans le cadre de Nice.
Il est temps d'admettre que l'intégration politique globale (au sens fédéraliste) de l'Union à vingt-sept n'ira pas plus loin que Nice (ou Lisbonne, si les Irlandais revotent, et votent oui).
Et pourtant, l'Union a besoin d'agir et de lancer de nouvelles politiques.
Comment ? LA NON-RATIFICATION DU TRAITÉ DE LISBONNE NE DOIT PAS ÊTRE UNE EXCUSE POUR NE PLUS RIEN FAIRE Il faudra distinguer clairement intégration (les peuples se fondent et s'en remettent à l'Europe) et construction (les peuples mettent en commun leur volonté d'agir ensemble). L'intégration a été longtemps présentée comme la seule voie légitime, mais ce n'est plus une voie d'avenir : dès que les peuples en ont l'occasion, ils votent contre. En revanche, il n'y a pas d'opposition aux politiques communes et aux projets.
Est-ce tragique ? Depuis une dizaine d'années, on a exagéré le rôle et la portée des traités et des institutions, comme si tout en dépendait de façon magique. On a créé des attentes énormes qui se sont muées en inquiétude. Le paroxysme a été atteint avec le projet de Constitution. Il faut changer de méthode. La non-ratification, à ce stade, du traité de Lisbonne, est regrettable. Mais elle ne doit pas être une excuse pour ne plus rien faire, au contraire. Après tout, quel traité était en vigueur quand a été conçu le traité de Rome ? Aucun. Et est-ce grâce à des traités que Valéry Giscard d'Estaing et Helmut Schmidt, François Mitterrand, Jacques Delors et Helmut Kohl ont fait ce qu'ils ont fait ? Non, par volonté politique, la présidence française devait de toute façon se dérouler – avec ses avancées annoncées – sous l'empire du traité de Nice.
Ce ne sont pas les insuffisances des traités qui empêchent l'adoption d'une politique commune de l'énergie, mais les désaccords de fond sur la Russie, le nucléaire, la séparation entre production et distribution.
En matière internationale (que faire au Proche-Orient? sur l'Iran? la Chine ? etc.), de toute façon, les décisions restaient à l'unanimité.
Sur l'écologie, la recherche, l'Europe de la défense aussi, cela dépend d'abord de la volonté des gouvernements. Je ne pense pas qu'il faille réagir au non irlandais par des bricolages institutionnels. Ni par une fuite en avant dans "l'Europe politique", "sociale" ou "des citoyens" mal définie. En tout cas, pas dans la situation actuelle. Cela réveillerait attentes impossibles à satisfaire, illusions bientôt perdues, désaccords de procédure et de fond et créerait plus de problèmes que cela n'en réglerait en mélangeant encore plus ce qui relève des Etats membres et ce qui relève du niveau européen. La confusion serait totale.
Ce qu'il faut, c'est l'affirmation d'une forte volonté commune des Vingt-Sept autour d'une priorité : défendre les intérêts des Européens dans la mondialisation en faisant de l'UE un pôle régulateur de la mondialisation sauvage. Ce qui peut se décliner : politique commune de l'énergie, de l'environnement et de la recherche, propositions de régulation financière et de réforme des institutions internationales (nouvelles positions dans l'Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire internationnal, l'Organisation pour la coopération et le développement économiques, etc.), stratégie à long terme vis-à-vis des pays émergents, etc. Cela doit être expliqué et se voir. Le moment est opportun : il y a partout, même aux Etats-Unis, une acceptation nouvelle, voire un désir nouveau, de règles. Tout cela peut et doit être entrepris sans attendre un meilleur traité.

Hubert Védrine Ancien ministre des affaires étrangères
Par marie hélène grignard
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 11:21
undefined Attention, à Villers-Saint-Paul,
il n'y aura qu'un seul tour.

N'attendez pas le 16 mars, il sera trop tard.

Le 9 mars, un seul tour,
un seul bulletin : Gérard Weyn
Par marie hélène grignard
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 15:21
undefined Communiqué commun à la Ligue des droits de l’homme, le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France
   

Centre de rétention de Vincennes, nuit du 11 au 12 février 2008. Brimades, insultes, « renforts » policiers. Tirs au « Taser ». Un « retenu », touché à la poitrine, perd connaissance et se réveille à l’Hôtel-Dieu avec le bras en écharpe et de fortes contusions à la tête, nécessairement postérieures à sa perte de connaissance. Ceux qui ne se sont pas évanouis peuvent témoigner … tant qu’ils sont encore en France.

  Les autres « retenus », à qui on ne reproche rien, sont refoulés dans leurs chambres. Aux coups de matraques répondent des brûlures de cigarettes sur deux matelas.
Rappelés, les « renforts » dégradent des objets personnels, piétinent un Coran. On fait descendre dans la cour y compris ceux qui dormaient. Certains sont habillés, d’autres non. On ne laisse aucun d’eux prendre un vêtement.
Dans la cour, fouille intégrale. Ce n’est qu’ensuite qu’un par un ils peuvent rentrer au chaud. Cela dure jusqu’à 4 heures du matin.
Khaled, ressorti de l’hôpital le 14 février, a été reconduit au CRA de Vincennes. Depuis 10 jours, il n’a reçu aucun soin, n’a vu ni médecin ni infirmier. Le bandage de son bras est sale et ensanglanté.
Une enquête de l’IGS est en cours.
Ces faits se sont déroulés dans un lieu évidemment abrité des regards indiscrets, sur le territoire de la République française, en février 2008. La LDH, le SM et le SAF, qui ont décidé de constituer sur ces très graves événements une mission d’enquête de leur Commission Citoyens Justice Police, appellent l’ensemble des médias à leur donner l’écho qu’ils méritent. Il est temps que chaque Français sache ce que l’on fait en son nom.
Par marie hélène grignard
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 12:03
undefined PARIS (AFP) - Le député-maire UMP d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Gérard Gaudron, a reconnu toucher des allocations chômage d'environ 1.500 euros par mois depuis août 2005, confirmant des informations du Canard Enchaîné à paraître mercredi.

Interrogé par l'AFP, l'intéressé a déclaré que l'information était vraie et qu'il allait "rembourser" les indemnités perçues depuis son élection comme député, en juin 2007.

M. Gaudron est indemnisé par les Assedic après avoir accompli l'ensemble de sa carrière chez Géotherma, société spécialisée dans l'installation de chauffages à énergies renouvelables, géothermie, aérothermie, solaire et biomasse.

Depuis qu'il est député de la 10ème circonscription de Seine-Saint-Denis, M. Gaudron, 57 ans, cumule chaque mois ses indemnités de maire et de parlementaire et ses allocations chômage, soit au total "environ 12.500 euros brut", selon le calcul de l'hebdomadaire satirique.

Le Canard Enchaîné précise que le député s'est vu supprimer entre août et octobre 2007 ses allocations chômage pour non présentation à une convocation des Assedic, avant de les toucher de nouveau.

"J'ai fait les démarches utiles, me semble-t-il, pour mettre un terme à cette situation", a précisé M. Gaudron à l'AFP, en indiquant avoir écrit deux fois aux services concernés pour les informer de sa nouvelle situation de parlementaire (12 septembre 2007) et pour proposer de rembourser le trop-perçu (26 novembre 2007).

"J'ai malgré tout continué à toucher mes allocations chômage", a-t-il ajouté en indiquant les avoir encore perçues ce mois-ci.

"Je ne suis ni un voyou ni quelqu'un qui profite du système. Je suis honnête. J'ai demandé de rembourser, je vais le faire", a encore déclaré M. Gaudron, qui a précisé avoir contacté ce mardi les Assedic en ce sens.

Avec d'autres députés UMP, l'élu a co-signé en novembre 2007 une proposition de résolution tendant à créer une commission d'enquêtes sur les fraudes aux prestations et aux prélèvements sociaux.
Par marie hélène grignard
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /Jan /2008 14:30
undefined Vœux de la Ville de Villers-Saint-Paul – 14 janvier 2008
Intervention de Gérard WEYN



Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Au nom du Conseil Municipal de Villers-Saint-Paul, j'ai l'honneur et le plaisir de vous accueillir ici ce soir et de vous présenter mes meilleurs voeux, pour cette année 2008, à vous, élus locaux, représentants des services de l'Etat ou de collectivités territoriales, Présidents d'associations, bénévoles et acteurs de la vie locale, qui participez tous si activement au développement de notre Commune et de notre agglomération, vous qui faites de notre ville une ville chaleureuse et solidaire, une ville qui bouge, qui se rencontre et qui sait faire la fête.

Que cette nouvelle année soit pour vous, vos familles et vos proches une année de bonheur, de réussite et d'épanouissement personnel.

En ce début d’année, je ne peux malheureusement qu’évoquer la tragique et brutale disparition de notre camarade Abdel Mokhtari qui, il y a peine six mois de cela, défendait aux législatives les couleurs du Parti Socialiste dans notre circonscription.

Si je me souviens de sa tristesse et de sa déception légitimes au soir du premier tour de ces élections, je me souviens aussi de son optimisme, de son énergie, de son enthousiasme à mener un combat politique qu’il savait pourtant particulièrement difficile.

Enthousiasme qu’il sut faire partager aux militants socialistes villersois mais aussi aux électeurs de notre commune qui lui offrit le meilleur score de la circonscription.

Je veux donc, Abdel, avoir ici une pensée fraternelle pour toi, pour ta famille et tes proches mais aussi  pour tous les camarades qui t’ont aidé, qui se sont pleinement investis dans le combat qui fut le tien et qui sont aujourd’hui, comme moi, tristes de t’avoir perdu.

Je ne peux non plus vous adresser mes vœux sans les adresser aussi à nos frères et sœurs Palestiniens du camp d’El Maghazi avec lequel nous sommes jumelés et dont la situation s’est encore aggravée après le coup de force du Hamas dans la bande de Gaza…..

Au mois de novembre, deux élus villersois se sont rendus en Palestine dans le cadre de la campagne menée en faveur de l’éducation des enfants palestiniens.

Au retour, ils nous ont dit la situation des camps de réfugiés, ils nous ont dit l’eau potable et l’électricité régulièrement coupées par Israël, les services de santé quasiment inexistants, les réseaux d’assainissement notoirement insuffisants.

Ils nous ont dit la dure vie d’une population frappée à 50% par le chômage tant il est difficile de travailler lorsque l’on est si souvent bloqué à un checkpoint ou « bouclé » dans son camp.

Mais ils nous ont aussi rapporté les propos du responsable d’un de ces camps et qui leur disait :  «Vous qui êtes venus, dites-leur en France que nous ne sommes pas contre Israël mais seulement contre l’occupation israélienne » .

Fasse donc que l’année 2008 voie se traduire dans les faits le très mince espoir né de la conférence d’Annapolis et de celle des « donateurs » qui s’est récemment tenue à Paris.




Il est de tradition, dans une cérémonie de vœux organisée par une collectivité territoriale, de dresser un bilan de l’année écoulée et d’évoquer les projets qui verront le jour dans les mois qui viennent.

Mais nous sommes, vous le savez tous, à 8 semaines des élections municipales, dans une période où la communication des collectivités est particulièrement encadrée.

L’exercice est donc difficile, pour ne pas dire impossible et je dois vous avouer qu’avant d’écrire ces quelques lignes, j’ai regardé attentivement ce que certains de mes collègues avaient fait dans de telles circonstances.

Certains, et je ne citerai pas de noms, se sont largement affranchis de ce cadre légal et réglementaire.

D’autres, comme le Ministre-Maire de Chantilly n’ont parlé quasiment que de politique nationale.

D’autre encore, comme le Maire de Senlis (mais il faut dire que, contrairement à moi, il ne sollicite pas le renouvellement de son mandat), a dressé le portrait-robot de son successeur idéal.

D’autres, enfin, ont simplement souhaité la bonne année à leurs invités avant de les convier à partager le verre de l’amitié.

Aucune de ces solutions ne m’a semblé être la bonne pour
Villers-Saint-Paul…

S’affranchir des règles de la démocratie, très peu pour moi qui suis attaché au respect de la stricte égalité entre les candidats.

Contrairement à Eric Woerth, je ne suis pas Ministre et je ne peux donc pas centrer mon intervention sur la politique nationale même s’il y aurait beaucoup à dire d’un Président de la République qui mélange frénésie et activisme, brutalité pour les plus faibles et égoïsme quant à son salaire et ses vacances.

Un Président qui, sept mois après son élection, s’efforce, s’épuise à être partout en même temps au risque d’être nulle part.

Il est le zappeur camembert  présent sur toutes les chaînes de télé, sorte de zébulon gordini qui donne le tournis et risque en permanence la sortie de route.


Contrairement à mon collègue de Senlis, je suis candidat à ma propre succession et la description de celui qui me semble aujourd’hui le plus apte à exercer la fonction de Maire de Villers-Saint-Paul s’apparenterait à un auto-portrait vantant des qualités et des mérites que les Villersois connaissent déjà très bien.

J’aurais pu, enfin, ne pas faire de discours mais je savais que vous seriez là à l’attendre, et il me fallait donc faire un effort d’imagination.

Alors quoi dire ?

Je sais que les hommes politiques ont parfois la réputation de manier la langue de bois, de parler pour ne rien dire….

Ce n’est pas mon genre, vous le savez… mais je n’avais pas vraiment d’autres solutions.

Mais, quitte à parler pour ne rien dire, autant le faire avec humour. Cet humour dont tant sont dépourvus mais qui empêche les autres de sombrer dans cette espèce « d’enflure dramatique et pitoyable ».

Aussi, vais-je vous lire le discours, un modèle du genre et qui devrait donner à beaucoup matière à réfléchir, que prononça un jour Pierre DAC.

" Mesdames, Messieurs,
Les circonstances qui nous réunissent aujourd'hui sont de celles dont la gravité ne peut échapper qu'à ceux dont la légéreté et l'incompréhension constituent un conglomérat d'ignorance que nous voulons croire indépendant de leurs justes sentiments.
L'exemple glorieux de ceux qui nous ont précédés dans le passé doit être unanimement suivi par ceux qui continueront dans un proche et lumineux avenir, un présent chargé de promesses que glaneront les générations futures délivrées à jamais des nuées obscures qu'auront en pure perte essayé de semer sous leurs pas les mauvais bergers que la constance et la foi du peuple en ses destinées rendront vaines et illusoires.
C'est pourquoi je lève mon verre en formant le voeu sincère et légitime de voir bientôt se lever le froment de la bonne graine sur les champs arrosés de la promesse formelle enfouie au plus profond de la terre nourricière, reflet intégral d'un idéal et d'une mystique dont la liberté et l'égalité sont les quatre points cardinaux en face d'une fraternité massive, indéfectible, imputrescible et légendaire."

Avant de vous inviter à boire ensemble le verre de l’amitié pour fêter la nouvelle année et après vous avoir de nouveau présenté tous mes vœux pour 2008, je voudrais simplement conclure mon propos en vous disant :

Gloire à ceux qui ont forgé silencieusement mais efficacement le fier levain qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le grain fécond du ciment victorieux, au sein duquel, enfin, sera ficelée, entre les deux mamelles de l'harmonie universelle, la prestigieuse clé de voûte qui ouvrira à deux battants la porte cochère d'un avenir meilleur sur le péristyle d'un monde nouveau.


Je vous remercie de votre attention.



Par marie hélène grignard
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