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Jeudi 30 novembre 2006

Pour nous, c'est elle ! Nous sommes nombreux, militants et militantes socialistes du département de l'Oise, de Picardie, et plus largement de France, qui ressentons, comme la plupart de nos concitoyens, un fort besoin de changement, de renouveau. L'élection présidentielle, échéance primordiale à laquelle nous voulons contribuer, par le débat et l?élaboration du projet des socialistes, est un engagement collectif. Nous voulons participer à la victoire des idées et des valeurs de progrès qui permettront à notre société de se développer dans un esprit de justice, de solidarité et d'innovation. Pour changer en profondeur notre pays, il est indispensable de gagner les élections présidentielles. Pour cela, nous devrons disposer d?un projet porté par un bon candidat capable de devenir un bon Président. Parce qu'elle donne envie d'avoir envie. Parce qu'elle représente ce nouveau souffle tant attendu dans le paysage politique français. Parce qu'elle incarne le courage et le changement dans la manière de faire de la politique, ou plus généralement d'exercer le pouvoir. Parce qu'elle rompt avec les archaïsmes convenus de la pratique politique dont nous ne voulons plus. Enfin, parce qu'elle écoute, nous avons décidé de soutenir la candidature de Ségolène Royal et nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans notre démarche à nous rejoindre.

Par marie hélène grignard
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Jeudi 30 novembre 2006

Avec une participation historique de 180 558 votants, Ségolène Royal a été investie à la présidentielle par les militants socialistes à une large majorité.

Ségolène Royal remporte 108 807 voix soit 60,65 % des suffrages, Dominique Strauss-Kahn obtient 37 118 voix soit 20,69 % des suffrages et Laurent Fabius 33 487 voix soit 18,66 % des suffrages.

Sur 110 votants, la section de Villers-Saint-Paul donne 90 voix à Ségolène Royal, 2 à Laurent Fabius et 17 à Dominique Strauss Kahn.

Par marie hélène grignard
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Jeudi 30 novembre 2006

Devant plus de 1.500 personnes et 400 journalistes réunis à La Mutualité pour son investiture officielle, Ségoléne Royal a promis de "remettre le progrès social au coeur de toutes les décisions politiques".

 
 
Vous m'avez donné de la force, cette force gardons-la intacte, faisons-la grandir pour avoir la victoire en 2007.

Merci de me transmettre ce flambeau devant tous les socialistes rassemblés.

Nous écrivons aujourd'hui ensemble une belle page de l'histoire de France. Un nouvel espoir s'est levé à gauche, comme une vague en formation, qui ne demande qu' à grandir.

J'ai besoin de tout le monde, j'ai besoin de tous les talents, j'ai besoin de tous les socialistes.

C'est la droite qui par ses choix fabrique de l'insécurité sociale, du désordre et de la violence. Elle les fabrique parce qu'elle croit qu'en prétendant les résoudre, elle va gagner la prochaine échéance

La campagne sera victorieuse si nous le méritons.

Pendant cette phase d'écoute, nous allons débattre de quatre thèmes: l'éducation, la lutte contre toutes les formes de violence, le problème de la vie chère" et l'excellence environnementale et le co-développement.

Accomplissons ensemble notre devoir pour les millions de Français qui attendent qu'on mette fin à ces politiques de rupture, de fracture, d'insécurité et de précarité."

Aidez-moi à tracer ce chemin, aidez-moi à construire ce renouveau.

La campagne sera victorieuse si nous le méritons et si nous y travaillons.

Dans cette campagne, il y aura des embûches, des chausse-trapes, car la droite ne recule devant rien. Il y aura des chutes mais nous nous relèverons, il y aura des entorses mais nous les soignerons, il y aura des pièges mais nous les contournerons. J'ai de la résistance, de la force, de l'obstination et du courage.

Il s'agit d'un beau combat des idées et ce combat-là nous allons le gagner.

Le 26 novembre 2006

Ségolène Royal

Par marie hélène grignard
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Mardi 12 décembre 2006

Jean-Pierre Chevènement a annoncé dimanche son ralliement à Ségolène Royal et le retrait de sa candidature à la présidentielle, à la suite d'un accord électoral et politique.

"Personne ne me forçait à être candidat. Personne ne me force à retirer ma candidature. Je le fais en pleine conscience pour ouvrir la voie à un dynamisme positif au premier tour de la présidentielle", a déclaré le président d?honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), devant la convention nationale de son parti réunie à Paris. "C'est en toute conscience que j'avais pris ma décision de me porter candidat et c'est en toute conscience que j'ai décidé de retirer ma candidature au profit de Ségolène Royal", a-t-il ajouté. "Le bien commun est très clair, il s'agit aujourd'hui du vote pour Ségolène Royal, que je vous demande d'applaudir", a alors lancé M. Chevènement, en invitant la candidate, accueillie par une ovation, à monter sur scène à ses côtés. "Ce n'est pas une union factice mais une alliance au long cours, de mouvement à mouvement, de personne à personne", a répondu Ségolène Royal. "C'est un moment très important pour l'histoire de la gauche. C'est la réconciliation entre la gauche du oui et la gauche du non (au référendum européen de 2005) mais pas une réconciliation artificielle", a-t-elle estimé. Elle a également évoqué la joie qui a été la (sienne) de participer à un gouvernement avec Jean-Pierre Chevènement. "Nous étions en phase, nous n'avons jamais cessé de l'être".

Plus tôt dimanche, les délégués de la convention avaient voté à 84% en faveur du soutien à Ségolène Royal.

Par marie hélène grignard
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Vendredi 29 décembre 2006
par Philippe Massein, Président du groupe socialiste

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Président du Conseil économique et social

Mes chers collègues,

C’est dans un contexte particulier que s’ouvre notre débat budgétaire puisqu’au moment où nous allons donner à l’Institution Régionale les moyens de poursuivre la mise en œuvre de notre projet pour la Picardie, se dessine, encore en coulisses pour l’heure, l’avenir de notre pays pour les cinq ans qui viennent.

Si je ne peux naturellement pas faire abstraction de ce contexte, je veux surtout, et avant tout, affirmer que notre nouvelle majorité, qui joue depuis 2004 pleinement son rôle dans l’élaboration des politiques publiques, est désormais en capacité de communiquer plus clairement sur ses choix.

Et ce budget constitue une trop belle occasion pour, qu’au nom du groupe socialiste, je puisse m’en priver.

C’est ainsi par exemple, que je voudrais tout d’abord rappeler à mes collègues de l’opposition qui n’oublient jamais d’instruire notre procès en dépenses injustifiées et autres gaspillages , qu’avec 75 euros par habitant, la Picardie  est la 3ème des Régions la moins endettée loin devant les 225 euros de l’Alsace pourtant gérée par leurs amis.

Quant à notre capacité de désendettement, elle est aujourd’hui équivalente à 10 mois alors que la moyenne des régions s’établit à 24 mois et que celle de l’Alsace atteint les 41 mois (quatre fois le chiffre de la Picardie).

Décidément, le mythe d’une droite bonne gestionnaire en prend un sérieux coup.

J’ai d’autant plus de plaisir à rappeler ces faits qu’ils ne nous empêchent nullement de tenir nos engagements, de mettre en œuvre nos projets.

Et oui, chers collègues de l’opposition, l’augmentation des crédits régionaux consacrés à l’aménagement du territoire, et je pense au FRAPP en particulier, et les efforts supplémentaires accomplis en matière de formation qui verra en 2007 le PREF poser  les bases d’un véritable service de la formation tout au long de la vie, font la démonstration que la politique peut encore changer le destin de nos concitoyens.

Et comme je ne m’en lasse pas, j’ajouterai que la création de l’Agence Régionale pour l’Innovation, la redéfinition des missions de l’Agence Régionale de Développement et la réalisation d’un schéma régional de la culture et du patrimoine naturel apportent la confirmation que nous traduisons bien concrètement dans les faits les ambitions que nous nourrissons pour la Picardie et les Picards.

De la même façon, nous poursuivons et amplifions les politiques engagées. C’est ce que nous faisons, par exemple, dans le domaine des transports où, dans le temps d’un mandat, nous aurons renouvelé  70% du matériel roulant.

Et je suis bien obligé de dire à mes collègues de l’UMP que ce n’est pas avec l’aide de leurs amis du gouvernement…… Il m’arrive même de penser que c’est malgré eux.

C’est sans la moindre honte qu’ils ont adopté et mis en place la stratégie du « Mistigri » (en Picard, cela se prononce « Patate chaude »), stratégie qui consiste à faire porter par d’autres la responsabilité de ses propres erreurs, de ses propres fautes.

Et ça, c’est comme on dit la version «  soft » de l’histoire car la vraie, la « hard », c’est bien de nous faire payer au prix fort une promesse de baisse des impôts qui ne sera d’ailleurs pas tenue.

Je ne prendrai que deux exemples de cette duplicité d’un gouvernement qui décidément a déjà l’esprit ailleurs…

-le plafonnement de la Taxe Professionnelle qui, pour cause de cadeau idéologique, nous coûtera la bagatelle de 11 millions d’euros.

-la rétrocession aux Régions pour financer la décentralisation, d’une partie de la TIPP, par un Etat qui « oublie » de diminuer d’autant sa part, ce qui se traduit par une nouvelle hausse du prix des carburants….

Prenez ces deux mesures par le bout que vous voudrez, chez moi cela s’appelle une embrouille dont la victime est le citoyen consommateur.

Talleyrand, artiste flibustier en matière de profits, savait ce qu’il disait quand il confiait que les « financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l’Etat les fait mal ».

Et je n’ai pas le sentiment que ceux-ci se portent  mal par les temps que nous vivons.

Hier notre Etat-Nation était trop grand pour résoudre nos petits problèmes…… Le voici trop petit pour régler les grands.

Peut-on espérer qu’il cesse son fameux numéro d’illusionniste qui consiste, et Gérard Majax apprécierait l’exploit, à reprendre d’une main (les moyens financiers) ce qu’il n’ose pas nous donner de l’autre (de véritables pouvoirs régionaux) ?

Mais au-delà de ce reproche, une question me vient à l’esprit : que restera-t-il  dans les mémoires de ces douze années qui s’achèvent dans une ambiance particulièrement délétère ?

Que restera-t-il sinon ce sentiment que la France va moins bien et que les promesses n’engagent que ceux qui finalement essaient encore d’y croire…….. mais pour combien de temps ?

Que restera-t-il de ce constat d’un Waterloo social, que rien ne semble devoir endiguer ?

 

Que restera-t-il de cette Bérézina de l’humanisme quand l’acharnement à faire voler en éclat le Code du Travail le dispute à la volonté, l’ardeur accompagnée d’une jubilation nauséabonde, de stigmatiser les sans-emplois, les sans-domiciles fixes, les sans-papiers ?

Et nous, pendant ce temps-là, nous les petits les obscurs les sans grades. Nous qui marchons fourbus, blessés, crottés, malades sans espoir de duché ni de dotations. Nous qui marchons toujours et jamais n’avançons, trop simples et trop gueux pour que l’espoir nous berne. Pourquoi faut-il sans cesse que notre avenir soit terne ?

Et oui, face à cette fausse rupture que nous propose le Ministre-Président-Candidat, aiglon prêt à l’envol et qui cache mal ce libéralisme et cette désagrégation sociale auxquels il aspire, je préfère cette révolution tranquille qui s’avance, qui écoute pour mieux agir, qui redonne du sens aux valeurs d’égalité et de solidarité.

Oui, je vous le dis avec force : Aux trafiquants d’avenir, je préférerai toujours les passeurs d’espérance….

Au sein de cette assemblée, c’est ce credo qui nous fait agir, c’est cette volonté qui nous anime pour créer les conditions permettant à chacun de retrouver tout simplement un désir d’avenir.

Monsieur le Président, mes chers collègues, vous le savez, je conclus souvent mes interventions par une citation et j’aurais pu vous dire un peu pompeusement, puisque je parlais de désir d’avenir que « je prenais mes désirs pour des réalités car je croyais à la réalité de mes désirs » mais, parce que l’humour est le plus court chemin qui relie un homme à un autre et parce que l’humour est finalement une preuve de bonne « mauvaise humeur », je conclurai mon propos en déclarant, comme Pierre Dac, qu’ « il vaut mieux prendre ses désirs pour des réalités que son slip pour une tasse à café ».

Je vous remercie de votre attention

Par marie hélène grignard
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Mercredi 3 janvier 2007
Les  Socialistes de Villers-Saint-Paul vous souhaitent une bonne et heureuse année 2007.

Que cette année soit celle de la solidarité et de la confiance retrouvées.

C'est en oeuvrant tous ensemble à la victoire de Ségolène Royal que nous reconstruirons un pays dont nous pourrons de nouveau être fiers.
Par marie hélène grignard
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Mercredi 17 janvier 2007
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Au nom du Conseil Municipal de Villers-Saint-Paul, j'ai l'honneur et le plaisir de vous accueillir ici ce soir et de vous présenter mes meilleurs voeux, pour cette année 2007, à vous, élus locaux, représentants des services de l'Etat ou de collectivités territoriales, présidents d'associations, bénévoles et acteurs de la vie économique locale, qui participez tous si activement au développement de notre Commune et de notre agglomération.

Que cette nouvelle année soit pour vous, vos familles et vos proches une année de bonheur, de réussite et d'épanouissement personnel.

Mais avant de dresser avec vous un rapide bilan de l'année écoulée et d'envisager les perspectives qui s'ouvrent à nous en 2007, comment pourrais-je ne pas évoquer, tout d'abord, ce monde qui nous entoure, ce monde qui, depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, n’a pas connu un seul jour de paix.

Certes la nature des conflits a évolué mais ce sont toujours les mêmes qui en sont les victimes : les plus pauvres, les plus démunis, les plus fragiles qui n’ont d’autre choix que de subir et de fuir pour se retrouver parqués dans des camps de réfugiés où des O.N.G., par ailleurs admirables, s’efforcent de répondre à une urgence qui les dépasse.

La sagesse peut-elle enfin se répandre sur la tête des dirigeants pour que du Darfour au Liban, de l’Irak à la Tchétchénie, le commun des mortels cesse de servir de chair à canon à ceux qui prospèrent sur la souffrance et sur la mort ?

Disons le simplement : il n’y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l’Homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit.

Et que dire de cette drôle d’idée, très en cours en ce début de siècle, qui veut opposer intellectuellement, culturellement et historiquement, qui veut à toute force pousser à la confrontation, l’Orient et l’Occident ?

Face au cynisme et à l’intolérance dont font trop souvent preuve ceux qu’on appelle « les grands de ce monde », seul l’humanisme nous permettra de modifier ce destin que l’on voudrait nous imposer.

Oui, je rêve d’un autre monde pour 2007, un monde où la vie ne serait pas une marchandise et l’Homme un pion que l’on déplace au gré d’intérêts qui servent toujours les mêmes.

Et je voudrais, vous le comprendrez, avoir une pensée particulière pour nos frères et sœurs d’El Maghazi et pour la Palestine qui, à l’embargo économique qu’elle subit et à la confrontation armée avec Israël, voit désormais s’ajouter une nouvelle menace, celle de la guerre civile qui pèse sur ses épaules pourtant déjà largement éprouvées.

Puissent nos frères palestiniens mesurer à quel point le poison de la division produit sans cesse les mêmes conséquences : Faire reculer la paix et l’espoir même d’un avenir.

Ce poison tue l’espérance du développement qui reste la marque des civilisations et là aussi, je veux croire que la responsabilité et la raison prendront le pas sur l’inconscience et la folie meurtrière.

Vous le savez, la communication des collectivités locales est particulièrement réglementée en période électorale. Et comme je n’ai, par ailleurs, pas l’habitude de dresser un « catalogue à la Prévert » des réalisations communales, je ne m’étendrai pas sur le bilan de 2006 en rappelant seulement que cette année aura vu :

-                                             Le réaménagement complet des voiries de la cité des Prés-Roseaux grâce à l’acharnement dont nous avons fait preuve pour obtenir de l’Etat qu’il tienne simplement les engagements pris dans le cadre du Contrat-Ville que nous avions signé.

-                      L’ouverture de deux classes supplémentaires dans les écoles élémentaires Jean Moulin et Constant Boudoux grâce à la détermination des élus mais aussi, et je ne peux que les en remercier, à la compréhension et à l’efficacité de Madame Pecqueux, Inspectrice de l’Education Nationale, et de Monsieur l’Inspecteur d’Académie.

-          La création de deux nouvelles garderies péri-scolaires dans les deux écoles qui n’en disposaient pas encore ; ces deux structures étant naturellement appelées à se développer au cours des prochaines années.

-                      Le réaménagement du carrefour Mortefontaine-Dutillieul qui redessine entièrement cette entrée de ville.

-                      La signature d’une convention renforçant notre partenariat avec la Faïencerie puisque nous accueillons désormais « en résidence de création » la compagnie Ô Fantôme de Gérard Lorcy.

C’est dans ce cadre que de nouvelles actions culturelles seront menées avec les Villersois, et c’est toujours dans ce cadre que la Région nous a promis une subvention nous permettant d’améliorer les conditions d’accueil de la salle Henri Salvador, la transformant ainsi en véritable salle de spectacle.

Si ces cinq exemples me semblent significatifs des priorités que nous nous étions fixées pour ce mandat, je souhaiterais aussi rappeler la cérémonie de parrainage des sans papiers que nous avons organisée en Mairie, le 25 mars dernier, et qui est tout à fait symbolique des valeurs que nous défendons depuis longtemps.

Ce geste symbolique mais plein d’espoir était un acte citoyen, un acte républicain.

Oui, nous refusons et refuserons toujours que chaque être humain vivant en France ne soit pas libre et égal en droit à chaque citoyen de notre pays.

Oui, nous refusons et refuserons toujours que les principes et les valeurs de la République ne soient pas universellement appliqués dans notre pays.

Oui, nous refusons et refuserons toujours l’exclusion, la marginalisation, la précarisation de ceux qui n’ont pas eu la chance que nous avons de pouvoir vivre là où nous sommes nés.

Je vous l’ai dit, la communication des collectivités est très encadrée en cette période et je ne serai donc pas plus prolixe pour évoquer nos projets 2007, d’autant que les réunions publiques au cours desquelles nous élaborerons le futur  budget ne se tiendront que dans quelques semaines.

Je me contenterai donc simplement de vous annoncer, qu’après la hausse très mesurée des impôts communaux de l’an passé, je proposerai au Conseil Municipal d’équilibrer notre budget en observant une stabilité fiscale, sans pour autant réduire le niveau des services offerts aux Villersois ni diminuer le niveau des investissements dont notre commune et ses habitants ont besoin.

Cet exercice difficile ne sera possible que grâce à la rigueur dont nous faisons preuve dans la gestion des finances communales, aux relations de coopération que nous entretenons avec les villes de Creil, de Montataire et de Nogent-sur-Oise dans le cadre de la C.A.C, coopération que j’espère encore voir se développer au cours de cette année, et grâce, enfin, à l’aide du Conseil Général et du Conseil Régional qui, en quelques années, sont devenus des partenaires efficaces, exigeants mais fidèles et qui respectent, eux, leurs engagements.

Et puisque je viens de citer notre Communauté de Communes, je veux en profiter pour dire toute mon estime à notre Président, Christian Grimbert, qui agit inlassablement et efficacement pour la faire progresser.

Je veux dire que « si nous voulons, ensemble, inventer une nouvelle agglomération », il nous faut jouer collectivement et ne pas commencer par marquer des buts contre son camp.

Je veux dire, enfin, que dans le cadre de cette réflexion et forte de la légitimité que m’ont confiée les citoyens de ma commune et ceux du canton de Creil Nord, j’entends y prendre toute ma place pour y faire entendre la voix de toutes celles et tous ceux qui souhaitent un grand bassin creillois fort et solidaire.

Et je sais, moi, pouvoir compter sur le soutien de mon premier Adjoint pour y parvenir.

Mais le volontarisme dont nos collectivités territoriales font preuve ne peut pas tout, notamment lorsque l’Etat, partenaire lui aussi incontournable, ne respecte pas le contrat de confiance qui devrait pourtant nous lier et change, en pleine partie, les règles du jeu selon ses seuls intérêts…… parfois financiers… Souvent politiciens.

Je ne prendrai que deux exemples de cette duplicité d’un gouvernement qui, décidément, a déjà l’esprit ailleurs, paralysé qu’il est par une fin de règne difficile, une guerre de succession sans merci dont nous sommes déjà las.

Le premier exemple, c’est celui du plafonnement de la Taxe Professionnelle qui, pour cause de cadeau idéologique, diminue les recettes des Régions et des Départements et qui va obliger cette année la commune de Villers-Saint-Paul à rembourser la somme de 122.000 Euros…

Le second exemple, c’est celui de la politique de la Ville qui a vu, malgré la solidarité dont ont fait preuve mes collègues Maires des autres communes de l’agglomération, le financement du réaménagement du quartier Belle-Vue rejeté par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et les crédits de fonctionnement de la politique de la Ville réduits pour notre commune à 9.000 Euros pour l’année 2007… Une aumône.

Et tout ceci s’accompagne d’un cynisme sans borne, d’une démagogie sans limite, lorsque le Ministre de l’Industrie fustige les hausses de la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers votées récemment par les Régions.

Il oublie seulement de dire que c’est le gouvernement auquel il appartient qui a rétrocédé aux Régions, pour financer la décentralisation qu’il leur a imposée, une partie de cette T .I.P.P… en « oubliant » de diminuer d’autant sa part, ce qui se traduit par une nouvelle hausse du prix des carburants insupportables pour le consommateur.

Enfin, et pour conclure mon intervention, je veux tout de même parler très brièvement de ces prochaines échéances électorales qui seront, nous le savons tous, déterminantes pour l’avenir de notre pays puisqu’à l’évidence, nous aurons en mai et juin prochain à nous prononcer sur un véritable choix de société.

Vous comprendrez que ce n’est ni le lieu ni l’occasion de vous faire part du choix que je ferai entre les deux candidats que de nombreux observateurs pensent voir s’affronter au second tour des Présidentielles.

Si je le faisais, certains me reprocheraient de tenter de vous influencer.

Alors, décidément, non, je n’utiliserai pas ce genre de méthode…

… Cependant, je voudrais tout de même vous faire quelques confidences…

Je préfèrerai toujours le désir d’avenir au désert d’avenir,

Je préfèrerai toujours l’ordre juste … au désordre libéral,

Je préfèrerai toujours le vrai changement … à la rupture tranquille,

Je préfèrerai toujours le débat participatif … aux querelles intestines,

Je préfèrerai toujours ……la bravitude … à l’habitude…

Bref, vous l’avez compris, aux trafiquants d’espoir, je préfèrerai toujours les passeurs d’espérance.


Je vous remercie de votre attention.

 

 

Par Gérard Weyn
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Jeudi 18 janvier 2007

Chers Amis, Chers Camarade,

 

Il est de tradition, pour commencer l'an, de procéder au formulage de quelques vœux pour l'année nouvelle.

C'est pourquoi, je voudrais tout d'abord, souhaiter, à tous, mes meilleurs vœux de santé, de bonheur, de réussite personnelle, pour vous et ceux qui vous sont chers.

Mais au-delà du destin de chacun, j'aimerais formuler un vœu (et j'aimerais surtout qu'il se réalise), un vœu plus collectif, c'est celui de la victoire pour les prochaines élections présidentielles.

Ces élections présidentielles ne seront pas tout à fait des élections présidentielles comme les autres.

Et cela tient d'abord à la qualité des deux principaux candidats.

une femme

un homme

une femme, choisie, désignée par les militants de son parti, entre trois candidats

un homme, seul candidat, pour ne pas dire un candidat seul, auto-proclamé, auto-désigné puisqu'il a réussi à cannibaliser ses petits camarades, candidats potentiels.

une femme progressiste

un homme ultra conservateur dont le discours a même, des fois, quelques relents nauséabonds…

une femme qui sait se faire respecter

un homme qui aime se faire craindre

Vous le voyez donc, deux candidats que tout oppose.

Mais aussi, deux projets de société que tout oppose.

Pour l'une : la république du respect

Pour l'autre : la république du bâton

La république du respect.

Respect de l'égalité entre les citoyens, égalité trop souvent bafouée par les discriminations explicites ou insidieuses comme le tutoiement abusif, le CV jeté à la poubelle, les demandes de logements qui ne restent qu'à l'état de demandes….

Respect des travailleurs, auxquels on ne cesse de brandir la menace des délocalisations et des licenciements s'ils n'acceptent pas "volontairement" d'être davantage exploités.

Respect des chômeurs soupçonnés de paresse alors qu'ils se battent pour trouver l'emploi qui leur est refusé.

Respect pour toutes les victimes de violences, aussi bien pour les femmes, les enfants battus que l'on peut croiser dans l'escalier, que pour les opposants politiques à l'autre bout du monde.

Respect enfin, pour la planète car sinon nous allons léguer à nos enfants et nos petits-enfants un monde invivable et ceci seulement parce que nous n'aurons pas voulu modifier notre mode de vie, nos modes de consommation.

Et puis je le disais, pour l'autre, c'est la république du bâton, et bien souvent sans la carotte, c'est la république des policiers (partout).

Une de mes amies qui a vécu quelques mois aux Philippines me disait en rentrant en France qu'elle avait été choquée par le nombre de policiers partout, et qu'aux Philippines, pays qui n'est pourtant pas connu pour être un pays où la démocratie s'exprime librement, la police n'était pas ainsi omniprésente.

Donc, des policiers partout. Enfin… presque partout, puisque certaines communes, là où la présence policière est réellement nécessaire, ont vu le nombre de leurs policiers diminuer et ceci de manière significative.

Des policiers, des caméras de surveillance… une république de la peur.

Le bâton aussi, quand on découpe la France en deux camps. Le camps de ceux qui veulent travailler (je traduis, ceux qui se font exploiter) et le camps de ceux qui sont tellement paresseux qu'ils n'ont ni travail ni logement. C'est bien connu, crever de faim, crever de froid c'est tellement mieux que d'avoir un boulot et un logement.

Alors voilà, le choix s'offre à nous. Deux candidats, deux projets de société.

Pour ma part, mon choix est fait et je travaillerai pour faire gagner la candidate que j'ai choisie.

Alors, ce soir, je ne vais pas crier vive la reine, même si son nom s'y prête, je ne vais pas, non plus, parler de désirs de victoires, ça a déjà été dit et redit par beaucoup. Non, moi je me contenterai de dire "mignonne allons voir si la rose…."

Par marie hélène grignard
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Mercredi 7 février 2007

La campagne menée à l’encontre de Ségolène ROYAL est insultante envers toutes les femmes. La suspicion d’incompétence, les pièges, les propos condescendants, les attaques personnelles ont un objectif : jeter le doute dans l’esprit des Français sur les capacités de Ségolène ROYAL à être Présidente de la République.

Autoritaire ! Imprévisible ! Incontrôlable ! Légère ! De tous temps, c’est ainsi qu’on a dévalorisé les femmes pour les assigner à ne pas sortir de leur condition. Hier, on disait hystérie, inconstance, versatilité, incapacité. Ces stéréotypes sommeillent encore dans notre société ; ce sont eux que Nicolas Sarkozy veut réveiller. Si la cible était atteinte, toutes les femmes en subiraient les dommages collatéraux.

Nous n’avons pas de leçon à recevoir du leader d’un parti qui préfère, de nouveau en 2007, payer des amendes que d’investir des femmes au élections législatives. D’un parti qui croit qu’il suffit pour faire la parité de désigner 50% de suppléantes !

Disqualifier la candidate pour éviter la confrontation des projets, voilà la stratégie de campagne de l’UMP. Et pour cause ! Le sien, inspiré d’ultralibéralisme et de communautarisme n’annonce rien de bon. CDD à vie, allongement du temps de travail, « assouplissement » du congé de maternité, nouvelles baisses d’impôts des plus favorisés justifiant la dégradation des services publics. Pour les femmes, déjà moins payées, précarisées, spécifiquement touchées par la pauvreté et le chômage, écartelées entre travail et famille, la France de demain ressemblera furieusement à celle d’hier !

Ségolène ROYAL a fixé le cap : loi cadre consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes et à la coordination des moyens qui y sont dévolus, création d’un service public de la petite enfance dès la fin du congé de maternité, soutien aux familles dans leur fonction éducative, campagnes en faveur d’un juste partage des responsabilités familiales, actions spécifiques pour l’égalité dans la formation, parité à tous les niveaux de responsabilité…

L’heure est à la mobilisation autour de Ségolène ROYAL. Nous sommes fières que la gauche propose aux femmes une nouvelle conquête démocratique en portant, pour la première fois une femme à la Présidence de la République. Sa victoire sera celle de toutes les femmes.

Texte signé par Patricia ADAM (députée), Pervenche BERES (députée européenne), Danièle BOUSQUET (députée), Geneviève COURAUD, Catherine GENISSON(députée), Elizabeth GUIGOU (députée), Danièle HOFFMAN-RISPAL (députée), Marylise LEBRANCHU (députée), Martine LIGNIERES-CASSOU (députée), Barbara ROMAGNAN, Laurence ROSSIGNOL, Yvette ROUDY.

Par marie hélène grignard
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Lundi 12 février 2007

Cesseion du 9 février 2007 sur le C.P.E.R.


Monsieur le Président,

Monsieur le Président du CESR,

Mes cher(e)s collègues,

 

Nous le savons bien, toute société humaine repose sur des contrats, et tout contrat suppose des obligations mutuelles.

C’est pourquoi, au nom du groupe socialiste, je réaffirme ici que les Contrats de Plan, hier, et les Contrats de Projets aujourd’hui sont des instruments nécessaires et efficaces de coordination des politiques publiques, le socle des politiques contractuelles qui font des Régions françaises de véritables espaces de coopération avec l’ensemble des institutions locales.

Pour cette raison, au moins, nous adhérons à cette démarche d’un exercice régulier de concertation et de planification stratégique. Pour autant, les interrogations ne manquent pas et, si la confiance est à toutes relations humaines ce que les fondations sont à toutes constructions humaines, encore faut-il que cette confiance soit bien placée….

Et, pour ne rien vous cacher, Monsieur le Président, chers collègues, le moins que je puisse dire est qu’en la matière, le groupe socialiste reste pour le moins dubitatif.

Car, pour établir un contrat, il faut être deux ; et pour qu’un climat de confiance s’établisse entre deux partenaires, il faut de la loyauté, de la sincérité… de la fiabilité.

Aujourd’hui, ces conditions sont loin d’être réunies et, ayant désormais perdu toute candeur, nous nous trouvons quasiment dans l’obligation d’exiger, de la part d’un Etat qui nous trompe si régulièrement, garantie, caution et assurances.

Reconnaissez avec moi, mes chers collègues de l’opposition, que nous avons de solides raisons de douter de la véracité des engagements de l’Etat, engagements dont la caractéristique première est de n’avoir jamais été respectés. Et le Contrat de Plan qui s’achève n’échappe pas à cette règle et nous incite donc, plus que jamais, à la prudence.

Je sais bien que, faute de grives on doit parfois se contenter de merles mais une chose est sûre, c’est que nous refusons de finir comme les dindons de la farce.

Aussi, et parce que Jean de La Fontaine est picard et que ses fables nous rappellent, avec bon sens, qu’un bon négociateur ne donne jamais sa confiance à priori, j’ai puisé dans quelques unes de ses morales la parole que le groupe socialiste souhaite que vous portiez, Monsieur le Président, au moment où nous abordons la dernière ligne droite de cette négociation autour du Contrat de Projet.

Se peut-il que comme dans « les loups et les brebis », il me faille conclure que « la paix est fort bonne en soi, mais à quoi sert-elle avec des ennemis sans foi ? »

Certes, dans « le chat et le renard », il est dit que « la dispute est d’un grand secours car, sans elle, on dormirait toujours ». Mais au delà de négociations dont nous admettons qu’elles puissent être âpres et difficiles, il nous faut bien reconnaître qu’il existe encore aujourd’hui des questions sans réponses dont le fumet ressemble, à s’y méprendre, à un parfum d’embrouille.

Deux exemples illustrent mon propos :

Le premier c’est celui de la participation financière de l’Etat qui accuse une baisse sensible.

Le second, c’est, comme l’a souligné le Président Gewerc, l’alignement de l’Etat sur l’Europe et ses stratégies de Lisbonne et de Göteborg ; un Etat qui, en privilégiant exclusivement la logique de compétitivité, fait désormais l’impasse sur celle de la solidarité territoriale qui nous parait pourtant indispensable. « Ne t’attends qu’à toi seul, c’est un commun proverbe » affirme notre fabuliste picard dans « l’alouette et ses petits avec le maître d’un champs ».

C’est ainsi que nous comprenons le sens du mandat de négociation que vous nous proposez ce matin, Monsieur le Président, même si nous redoutons de devoir, comme dans « les deux taureaux et la grenouille » reprendre à notre compte « qu’hélas, on voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands ».

Mais nous voulons croire qu’un peu de raison viendra habiller nos dernières négociations et que chacun se souviendra que, comme dans « le lion et le rat », « il faut autant qu’on peut obliger tout le monde », ne serait-ce que parce qu’ « on a toujours besoin d’un plus petit que soi » et que « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » sans oublier qu’ « il faut, en toute chose,

considérer la fin ». Et cette fin, pour le groupe socialiste, c’est de rester fidèles à nos

engagements… Ceux pris en 2004 devant les électeurs. Mais cela ne peut se faire à n’importe quel prix, et encore moins sous la pression, voire les menaces, exercées dans le cadre d’intérêts particuliers s’opposant à l’intérêt général.

La Fontaine illustre mon propos en rappelant opportunément que « la ruse la mieux ourdie peut nuire à son inventeur » et que « souvent la perfidie se retourne sur son auteur ». Autrement dit, et je l’affirme avec une certaine solennité, si l’Etat s’obstine à vouloir imposer ses choix (ou les choix d’un Ministre) en terme de projets amiénois, nous pourrions être tentés de lui demander d’en assumer aussi seul les conséquences.

J’en terminerai, Monsieur le Président, en réaffirmant l’adhésion du groupe socialiste à la démarche de concertation que vous avez initiée autour de l’écriture de ce Contrat de Projet puisque quatre fois vous avez réuni la conférence des exécutifs en présence, la dernière fois, de Monsieur le Préfet de Région.

L’ensemble des participants a pu ainsi décrire ses réalités, exprimer et expliciter ses choix et nous retrouvons dans le mandat de négociation que vous avez déposé, cet esprit d’ouverture et de concertation attentive dont vous avez su imprégner ces rencontres.

« Toute personne est faible à moins que d’être unie » disait La Fontaine.

Et bien, Monsieur le Président, sachez, qu’unis derrière votre ambition d’une Picardie vivante, forte et solidaire, notre soutien vous est acquis.

Je vous remercie de votre attention.


Par marie hélène grignard
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